vendredi 31 août 2012

Aarau

En direct de la capitale de l'Argovie pour 3 jours encore, où l'on a eu des 30-35 degrés écrasants (et je ne parle même pas de la température sous le chapiteau) pendant 3 ou 4 jours et où il pleut maintenant des cordes depuis 2 jours... ce qui, par le fait même, fait qu'il pleut aussi dans la salle de bain depuis 2 jours. Merci caravane top qualité gentiment surnommée Boîte-à-sardines-trouée-gossée-par-un-gars-qui-buvait-trop-su'a-job par nulle autre que moi-même, grande impératrice de ladite Boîte-à-sardines.

C'est joli, Aarau. Nous sommes à 5 minutes de marche de la vieille ville construite au XIIe siècle qui témoigne encore très bien de cette époque avec le petit château et sa tour médiévale. C'est construit tout en hauteur alors il y a des escaliers partout et lorsqu'on arrive en haut, il y a une belle place devant une église blanche avec rien d'autre qu'un gros arbre qui pousse en plein milieu. De là, on peut s'approcher du bord et avoir un excellent point de vue sur la ville et même sur le site de Monti. Méchant panorama, je vous dis, parce qu'on a tellement un bon point de vue qu'on voit même la ville de Springfield  aux États-Unis! C'est même pas des farces, on voit presque Homer dans sa centrale nucléaire! ...Oui, c'est beau Aarau, quand on ne regarde pas du côté radioactif de la ville.


Centrale nucléaire de Gösgen, vue de la Boìte-à-sardines.

mercredi 22 août 2012

Entre deux ‘’batches’’ de vaisselle...


              

Pendant que les assiettes et les casseroles sèchent sur le 6 x 12po de comptoir, je publie ces photos qui devraient vous motiver pour les deux semaines à venir par rapport aux élections provinciales. On a reçu du courrier aujourd’hui à Monti : deux enveloppes DHL avec nos trousses de vote à l’intérieur. On s’est bien empressés de finir de déjeuner pour mettre notre bulletin de vote dans l’enveloppe 611-1 qui elle allait dans l’enveloppe 611-2 qui elle allait dans l’enveloppe postale numéro-je-ne-sais-plus-quoi. Je pense que ça devrait, si on a de la chance, rester confidentiel jusqu’à réception. Maintenant, croisons les doigts en espérant gagner nos élections!

Et voilà!
 

samedi 18 août 2012

Basel!

Nous revoilà à Bâle, comme il y a presque exactement un an, pile au même endroit que le chapiteau de Young Stage l’été dernier. Cette fois-ci, il y a drôlement plus de caravanes! Ce soir c’est la première médiatique dans Basel et la salle est pleine à craquer! Vive les grandes villes, parfois… je n’ai pas fait autant de petits villages que Simon mais les trois derniers, je crois qu’on n’en entendra jamais parler dans les guides touristiques suisses. À moins de s’intéresser aux terrains vagues et aux mouches noires… Ça se peut.

On est installés ici depuis 2 jours et ça n’a pris de temps pour que tout le monde s’approprie et s’installe son petit chez-soi. Tout le monde a déployé son auvent, sorti les chaises, les tables, les vélos, le barbecue et même les piscines gonflables !!! Pas de farce!  C’est vrai qu’on est ici pour une dizaine de jours et que personne n’aura a plier bagage d’ici 48 heures, pour une fois.

C’est drôle parce que c’est toujours les mêmes gens mais jamais les mêmes voisins, puisque c’est premier arrivé, premier installé. Cette fois on est entre la France (Charlotte) et l’Espagne/Allemagne (Josune et Manuel). Moi j’aime ça la diversité culturelle! Surtout quand ça leur permet à tous de se foutre de notre gueule : Ahahah, les québécois!!! Simon qui est encore congestionné et qui attrape une sinusite ou la gastro (c’est selon la saison) quand je suis là… Et moi qui viens faire un tour pour me retrouver à l’hôpital en plein choc anaphylactique ou encore  pour me casser une patte et marcher avec des grosses bottes en plein mois d’août. On-est-beaux. Ils ont bien raison de nous taquiner mais je nous aime pareil.

Mais malgré nos péripéties douloureuses et désagréable, on a trouvé le temps de s’adonner au meilleur sport estival du moooooooooooooooooooooooonde!!! Et ça se résume à se garocher dans le Rhin à un endroit pour se laisser porter par le courant jusqu'à ce qu’on voit la plage et tenter de la rejoindre avant de se rendre en Allemagne comme Simon a failli faire hier… Moi je pensais qu’il me suivait de près?!

C’est-tu assez étonnant et rocambolesque à votre goût, ça?! Moi je dis que c’est juste TROP malade et en même temps très dommage de ne pas pouvoir prendre ça en photo, mais je vais essayer de vous expliquer;

Après s’être procuré un sac imperméable pour nos effets personnels qui se transforme en ballon-flotteur pour la descente (meilleur investissement de la journée… tsé parce qu’il est en forme de poisson en plus!), on s’est tounuté sur le bord du Rhin et on a sauté à l’eau. Il y a beaucoup de courant, c’est pourquoi l’eau est très belle et qu’ils réservent deux voies aux nageurs  et deux autres aux cargos.  Entre ces deux voies, il y en a d’autres, inutilisées, pour la sécurité! C’est rare que cargos et baigneurs partagent le même plan d’eau, quand même, mais le Rhin est large ici, un peu plus qu’à Mainz aussi. Je ne pense pas qu’on a sauté du plus loin qu’on pouvait pour descendre le fleuve mais on a quand même dû faire un bon 500 mètres en nageant doucement sous les ponts avant d’arriver à la plage. Et d’ailleurs, avec tout le courant qu’il y a, dès que tu voies la plage, t’as intérêt à nager pour de vrai dans sa direction parce que sinon tu va débarquer vraiment plus loin… comme la première fois quand je suis sortie de l’eau en parlant à personne parce que Simon n’était plus derrière moi. Je l’ai retrouvé… 20 pieds plus loin, accroché à son flotteur comme à une bouée de sauvetage en train de me faire des faces de Si-je-ne-m’en-sort-pas-je te-lègue-mes-bas-de-laine-et-mon-poivre-de-Malabar.

Mais il est pas mouru. Tout ça pour dire qu’il y a du courant. Et que je vais y retourner tous les jours pendant qu’on est à Bâle!


Clic-clic pour aggrandir; on voit deux personnes en train de descendre le Rhin avec leur flotteur orange.

mardi 14 août 2012

Klein Kunstabend


Nos grosses faces vous saluent!!! Nous voilà en pleine excursion au beau milieu d'une petite rivière à Hasle-Rüegsau où il y avait un joli pont couvert en bois... la seule attraction de la place aussi alors on l'a visité dedans comme au-dessous, les pieds dans l'eau! J'ai maintenant une belle collection de galets multicolores! Chekez-moi ben me partir une rocaille ambulante!

...

Nous sommes maintenant à Worben où poiriers et mouches à cheval se côtoient paisiblement. Hier soir, nous avons eu droit à un Klein Kunstabend (petite soirée artistique) ou ''Soirée des petits arts'' selon Simon.... Un Open-Stage par les gens de Monti pour les gens de Monti! Tous ceux qui avaient un petit talent (danse, musique, chant, etc...) pouvaient avoir leur petit 5 minutes de gloire. C'était super drôle et ça a donné une dizaine de petits spectacles de monsieur et madame-tout-le-monde, acrobate ou pas. La cuisinière nous a fait du super baladi, la petite Ma'ayan (3 ans) a fait un duo de corde avec Saphorine, Witek, le fils de 4 ans d'un musicien nous a tous impressionnés avec son beat-boxing (Euh, quoi?! T'as 4 ans!) et on a même eu droit à un show rock polonais-allemand-suisse-de-la-mort-avec-les-verres-fumés!!! Mais le meilleur..... le meilleur..... devinez qui a joué du ukulélé en CHANTANT une chanson suisse? J'ai tout filmé mais comme je n'arrive pas à joindre le vidéo dans mon message vu la vitesse de la connexion, je vous laisse tout le plaisir d'imaginer! Hihihi!

À bientôt!





samedi 11 août 2012

Germanicus is not dead!

Je reprends du service avec des nouvelles fraîches en direct de la Suisse, pour vous raconter les péripéties circassiennes tout aussi étonnantes que rocambolesques!!! J’en mets pas mal mais que serait ce blog sans un peu de fantaisie?

D’abord les nouvelles : Tout va bien, je suis arrivée sans embûche à Basel/Mulhouse où se rejoignent la France, l’Allemagne et la Suisse. Suffit de sortir par la bonne porte.  J’ai ensuite pris  l’autobus vers la gare de Bâle qui était à une vingtaine de minutes de là. Puis… c’était un peu comme remettre de vieilles chaussettes puisque j’étais passée par là presque toutes les fois où j’allais rejoindre Simon à partir de Mainz. Même que le monsieur tout rond qui m’avait vendu mes billets il y a quelques mois travaille encore là! Oui oui! Alors j’ai sauté dans le train (sauté est un grand mot… disons que j’ai garoché ma valise dans le train, mon sac à dos et ma sacoche suivis de moi-même…) et j’ai attendu sagement d’arriver à Berne où j’ai encore changé de train (re-garochage de bagages) jusqu’à Ins. Et…… c’est….. RÉUSSI!!!! Vers 16 :30 ou 17 :00, Simon m’a retrouvée à la petite gare d’Ins! Mission accomplie!

Depuis cet épisode, il s’est passé plein de trucs! J’ai défait mes bagages et distribué les cadeaux! Simon dit merci pour le National geographic, le sirop d’érable, les müsli et le sucre à la crème!!! Judy; Charlotte veut savoir quand tu penses venir faire un tour ici pour que tu lui apprennes cette recette! Oui, parce que Simon a finalement consenti à partager ses ‘précieux’. Aussi, j’ai revu et salué tout le monde qui travaille ici, rapporté mon livre de Romain Gary que j’avais piqué il y a 6 mois à la bibliothèque de la cuisine pour l’échanger contre un autre, j’ai essayé de longer Simon et ce, avec des résultats assez pathétiques merci. À part de m’envoler dans les airs quand il tombe et avoir obtenu ma première brûlure de corde de longe de ma vie, ça n’a rien donné d’extra. J’ai aussi fait un peu de ménage ici-dedans pour donner un coup de main à notre Simon national qui a (encore) oublié que  de ranger les oignons, le gin, le disque dur, son passeport et le savon à vaisselle dans le même panier n’est pas une si bonne idée que ça. Sinon, à part de ça, une petite balade-nocturne-urgence-pipi m’a value un orteil… je ne dirais pas cassé… mais en tout cas il ne pointait pas dans une direction ‘normale’. Mais j’ai été brave et j’ai presque pas hurlé à la lune quand Simon me l’a (vraiment très doucement je te promets) replacé dans l’axe. Mon chum est un traître fini. C’est tout ce que j’ai à dire là-dessus.

Maintenant nous sommes à Hasle-Rüegsau, à 55km d’Ins et on repart demain déjà  pour Worben… et selon les dires de Charlotte, c’est l’endroit le plus moche de la tournée. Ah…. Chouette… mais ensuite nous serons à Basel pour plusieurs jours!!!

Alors c’est avec un orteil qui se fout complètement des 4 autres que commencent ces trois mois… comme j’ai dit, étonnants et rocambolesques!

jeudi 31 mai 2012

La fin

J'ai donné mon dernier cours chez les neuvièmes hier et j'ai remis mes clés et vidé mon casier ce matin. Je suis sortie de la salle des profs à reculons, après beaucoup d'adieux et de poignées de main avec les collègues. Pluie torrentielle pour accompagner le tout, je pense que c'est arrangé avec le gars des vues.

Je serai de retour dans une semaine pour vous casser les oreilles avec mes histoires allemandes pas possibles!

Je vous dis donc à très bientôt et c'est sur les sages paroles de ma directrice que ce blog prend fin:
''Toute bonne chose à une fin... sauf les saucisses qui en ont deux.''



Auf Wiedersehen!

mardi 29 mai 2012

Alles in Ordnung?

-Alles in Ordnung? que la serveuse me demande avec un beau sourire pendant que je corrige au café sur la place du marché... Tout va bien pour vous?

Ben ouais... ça va, ça va. Y'a huit mois j'osais pas vraiment aller prendre un café toute seule pour éviter de devoir parler avec un allemand douteux de base. Y'a huit mois, je serais encore moins venue le prendre ici sans un plan de la ville pour être certaine de pouvoir retrouver ma maison et mon école ensuite. Y'a huit mois, j'étais sûre que le monsieur avec la moustache qui vend des oeufs sur la place en faisant de la promo avec son coq Moritz était toujours en colère... Je me demandais qu'est-ce que j'étais venue faire dans un pays où j'entendais perpétuellement des gens parler autour de moi sans que ça ne fasse de sens... un bourdonnement perpétuel de non-sens. Y'a huit mois j'avais encerclé le 31 mai 2012 dans mon agenda avec un gros surligneur mauve en me disant que c'étaient juste huit petits mois à passer ici, loin de Simon, des amis, de la famille.

Aujourd'hui, au café, j'ai déchiré le petit coin inférieur droit de la page du 29 mai dans mon agenda, et puis j'ai tourné. Ah. Ah ben... Ben non ça va pas. Le gros 31 mai mauve qui me fait une sale face. J'ai refermé l'agenda puis j'ai regardé autour de moi. Les allemands dans le café, quelques touristes qui photographient la même chose que moi en octobre dernier, le marché et même Moritz le coq. Ça va me manquer. On a beau avoir des cafés, des touristes, des marchés et des coqs, ce ne sera pas ceux de Mayence et faudra l'accepter. NON, ça va pas, je n'ai aucune envie de laisser tout ça, de quitter cette ville, ce travail, ces amis, cette langue, cet appart en haut de la colline St-Étienne. Mais j'ai quand même répondu : -Ja, danke schön à la serveuse, parce que ça d'l'air que ça se fait pas de supplier une inconnue de faire sauter tous les avions de la British Airways pour éviter de pouvoir retourner à Montréal. Ils m'ont dit ça...

Ne vous en faites pas, je ne reviendrai pas en dépression, je déconne et j'ai très très hâte de tous vous revoir. C'est aussi pour ça que j'ai quand même hâte de débarquer à PET dans un peu plus d'une semaine. Une chance que vous êtes là. L'été québécois n'a rien à envier à personne, en plus! Il me faudra juste un temps d'adaptation, car pour moi, ce huit mois aura passé comme huit semaines.